Tee-Nah-Nah" était une reine du Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans. Nous avons décidé de lui rendre hommage !

A la Nouvelle Orléans tout est prétexte à parades et défilés. Associations d'entraide, fraternités maçonniques participent au Mardi Gras animé par le club des Zoulous, dont chaque membre, sous un déguisement bouffon, emprunte l'apparence de personnalités en vue. Le roi des Zoulous, haut perché sur son char, distribue des noix de coco à la foule. (Louis Armstrong voulait devenir le roi des Zoulous. Il le devint en 1949.)

Mardi-Gras à la Nouvelle-Orléans, c'est aussi les Indiens, le visage peint, drapés dans des couvertures, qui constituaient l'un des éléments les plus importants de cette manifestation. La foule s'amassait autour d'eux, rassemblés par des cris d'Indiens. Ils dansaient, chantaient et se comportaient comme des vrais Indiens, de façon conforme à la tradition, armés de fausses lances et de tomahawks. Gare aux rencontres avec des tribus rivales ! Ca tournait souvent très mal.

Tee-Nah-Nah était donc le nom de la reine indienne de Mardi Gras, élue par les tribus "indiennes": souvent déformé en T.99, prononcer en anglais of course !

Un site intéressant sur la Nouvelle-Orleans : http://www.neworleans-hotclub.com

Attention les indiens arrivent, tirez-vous de là !

Certains thèmes de jazz s’inspirent des traditions indiennes. «To-bac-a-wa» n’échappe pas à la règle. L’influence du Mardi Gras indien a touché la Nouvelle Orleans : le premier enregistrement de chants indiens en jazz a été réalisé par Louis Dumaine en 1927, un «To-wa-bac-a-wa», instrumental. Ce morceau est certainement à l’origine de «My bucket got a hole in it», joué par l’orchestre de Kid Ory.

Selon Jelly Roll Morton, fêter Mardi Gras à la Nouvelle Orleans amenait aussi des tribus indiennes, au nombre de quatre ou cinq. Tout le monde dansait et riait, tenait des lances, des tomahawks et en faisant un cercle. Les participants jetaient la tête en avant et en arrière, pliaient les genoux en disant : "T'ouwais bas q'ouwais". La foule répondait : «Tendais Hou, T'ouwais bas q'ouwais, Hou tendais, T'ouwais bas q'ouwais, tendais Hou». Ils scandaient ces paroles en tapant le rythme avec leurs talons.